5 questions autour du mascara

 

Allongeant, volumateur  longue tenue… ce basique de nos trousses de maquillage est devenu ultra-technique. Toutes les réponses pour devenir incollable.
                                            

Tout savoir sur le mascara

1) Brosse en poils ou à picots, qu’est-ce que ça change ?

Même si on arrive à obtenir des résultats proches, on peut généralement distinguer des effets différents. « Ce sont en fait deux manières de construire le volume, souligne Yann Jofredo, directeur international maquillage L’Oréal Paris. Les brosses à poils retiennent une dose plus importante de matière, pour des cils chargés et donc plus étoffés, tandis qu’avec une brosse à picots en élastomère, on travaille les cils un à un et en longueur comme pour les démultiplier. » Au final, il s’agit plutôt d’une question de goût et il faut donc avant tout se sentir à l’aise avec le type de brosse que l’on choisit.

2) Recourbant, allongeant, volumateur… en quoi les formules diffèrent ?

Tout est question de composition. « Pour apporter du volume et obtenir un dépôt conséquent sur les cils, la matière doit être suffisamment épaisse et crémeuse. L’effet recourbant, lui, est obtenu grâce à des polymères et à des cires à mémoire de forme qui sèchent rapidement afin de maintenir la courbure des cils. Enfin pour les allonger, ce sont des cires gainantes s’étirant facilement qui font une partie du travail », précise Sylvie Guichard, directrice de la communication scientifique L’Oréal recherche. Selon les cils (fins, courts, peu courbés), on opte pour la formule la plus adaptée. Ensuite, « c’est la juste association de la brosse et de la formule qui offre le résultat souhaité », rapporte Yann Jofredo. Et les avancées sont telles que les combinaisons sont quasi infinies.

3) Pourquoi existe-t-il plusieurs nuances de noir ?

Pour offrir une palette de looks très variés. Selon le résultat attendu, les pigments sont travaillés de plusieurs façons. « Dans un noir classique, on ajoute toujours une petite pointe de gris, explique Yann Jofredo. Un extra-noir, en revanche, contient un mélange de pigments irréguliers qui permettent d’absorber la lumière et de gagner en profondeur. » Enfin, on arrive à obtenir des rendus très subtils selon que l’on y ajoute un peu de bleu, de gris, ou des microperles pour donner à la matière un effet légèrement brillant, voire carrément glossy.

4) Une fois ouvert, combien de temps se conserve-t-il ?

Quelle que soit la formule, tout dépend de la fréquence d’utilisation. Si on s’en sert tous les jours, la matière s’évapore plus vite et a tendance à sécher rapidement. En revanche, une fois ouvert, si on ne l’utilise que rarement, un mascara peut se conserver pendant deux ans. Enfin, si la texture devient pâteuse et moins facile à appliquer, c’est le signe qu’il est temps d’en changer.

5) Longue tenue ou waterproof, quelle est la différence ?

Elle est assez subtile. Egalement appelées « smudgeproof », les formules longue tenue sont très populaires en Asie. « Renforcées en polymères, elles résistent mieux à l’humidité et au sébum qu’un mascara classique, mais moins qu’un waterproof qui, lui, fait barrière à l’eau », concède Sylvie Guichard. Pour les démaquiller, certaines ont la particularité de s’éliminer à l’eau tiède mais généralement une solution biphase fait très bien l’affaire.